Qui est Jean Mars?

L’héritage est panaché… L’homme qui l’a élevé était architecte et aquarelliste. Il lui doit les vertus du regard et de la construction. L’homme qui l’a engendré était du « théâtre ». Il lui doit d’avoir été, très tôt, confronté avec les heurs et malheurs de ce métier qui n’en est pas un. La femme qui l’a mis au monde était danseuse et chorégraphe, fille de chef d’orchestre. Il lui doit d’avoir découvert la magie d’être oiseau.

Mais, trop jeune, un accident de parcours coupa les ailes de l’oiseau. Alors, pour pallier à cette petite mort, Jean Mars choisit de ne rien refuser de ce que la vie lui offrirait. De vivre sans contraintes ce sursis… qui dure encore! D’où cette carrière en dent-de-scie, ce refus d’être catalogué, ce jeu des contraires. Pour lui, l’éphémère est l’essence même de la vie. Or le théâtre n’est-il pas l’un des défis les plus excitants de l’éphémère justement? Sa devise, empruntée à Cyrano de Bergerac, enfin à Rostand: « C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ».

Théâtre, cinéma, télévision, radio, cirque, music-hall, écriture, il s’est formé à toutes ces disciplines avec ce désir insatiable du plaisir que l’on communique aux spectateurs et que ceux-ci renvoient à l’artiste quand il les a ému ou divertis. Aujourd’hui, les jeunes générations lui apportent leur énergie et leur enthousiasme. Elles éveillent en lui l’envie de leur faire partager le fruit de son expérience. Ils vont l’absorber, l’alchimiser à leur manière puis, plus tard, la transmettre à leur tour. Ainsi la chaîne continue. Un bon « deal », non?

Depuis toujours les êtres humains lui sont source d’inspiration. Pour le meilleur et pour le pire Quant aux « grandes figures » de référence, leurs faiblesses – car elles en ont aussi – le rendent moins coupable des siennes! Il avoue une tendresse admirative pour le Bouddha.

Ah! encore un détail, il est né à Vevey, en Suisse, il y a plus de ¾ de siècle! Et il affirme qu’il doit son amour des grands textes à deux de ses professeurs au collège de cette ville: le poète Henri Gaberel et l’écrivain Emmanuel Buenzod. De sacrées pointures.

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